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Un soir, ma mère s’est assise près de moi.
— Mon fils, qu’est-ce qui te rend si triste ?
Je lui ai souri comme j’ai pu.
— Rien, maman. Je suis juste fatigué.
La vérité, c’est que je me brisais de l’intérieur. Mais je refusais de lui ajouter ce poids-là.
—
## DOUZE ANS DE BLESSURES ET DE SILENCE
Les années ont passé.
L’école primaire, le collège, puis le lycée… et le même scénario qui se répétait encore et encore.
En classe, personne ne voulait de la place à côté de moi.
Pour les exposés, on me choisissait toujours en dernier, par obligation, jamais par envie.
Quand il y avait des fêtes ou des sorties, personne ne pensait à m’inviter.