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Le lendemain matin, j’ai attendu que les enfants soient à l’école et que Julien parte au travail. Gants de jardinage enfilés, pelle à la main, j’ai traversé la haie qui séparait nos jardins.
Sous le pommier, la terre était plus meuble que je ne l’imaginais. Après avoir dégagé les premières couches, quelques coups supplémentaires ont suffi pour heurter quelque chose de métallique.
Une boîte. Rouillée. Lourde.
Je l’ai sortie délicatement, essuyé la terre avant de l’ouvrir.
Et à l’intérieur, ma vie d’avant s’est effondrée.
Il y avait une photo. Un homme jeune tenant un nouveau-né dans une chambre d’hôpital. Le bébé portait un bracelet avec mon nom de naissance.