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Imaginez un monde réduit à quatre murs blancs, éclairés en permanence par des néons froids. C’est la réalité que vivent ceux qui restent alités des semaines entières après un accident grave.
Les matins ressemblent aux soirs. Les jours se fondent les uns dans les autres. Le seul rythme qui subsiste, c’est celui des soins : la visite des infirmières, le changement de perfusion, les bips réguliers des moniteurs. Le temps, tel qu’on le connaît dehors, n’existe plus vraiment.
Cette désorientation est épuisante. Le corps souffre, bien sûr. Mais c’est aussi la tête qui décroche, peu à peu, de la réalité du quotidien.