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Sobrinos, neveux, beau-fils. Tous avaient une bonne raison. Le travail, les enfants, le manque de place. Alors Samuel a proposé l’impensable : sa chambre d’amis. Susana a refusé d’abord, par pudeur, par peur d’être un fardeau. Il a insisté. Elle a accepté.
Des nuits à voix basse
Ce que personne ne savait, c’est ce qui se passait chaque soir à 21h dans cette petite chambre. Samuel approchait une chaise en bois du lit, éteignait presque toutes les lumières, et parlait. Il parlait d’Ana, sa petite sœur disparue huit ans plus tôt dans un accident, un soir où il n’avait pas pu être là pour elle. Une culpabilité enfouie, jamais vraiment partagée, qui l’avait rongé en silence depuis.