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Ma fille, Cléo, m’a appelé à deux heures dix-sept du matin. Sa voix tremblait, brisée par la peur : « Papa, je suis au commissariat… mon beau-père, Marc-Antoine, m’a frappée. Mais maintenant, il dit que c’est moi qui l’ai attaqué. Et ils le croient ». Je me suis habillé sans réfléchir, j’ai conduit comme jamais et je suis arrivé au commissariat du 19ème arrondissement de Paris, le cœur martelant ma poitrine.
En entrant, l’agent de planton m’a d’abord regardé avec un air de routine, puis avec un trouble évident. Quand j’ai prononcé le nom de Cléo Renaud, il a pâli. « Je suis désolé… je ne savais pas », a-t-il murmuré en baissant la voix. Ce bafouillement fut le premier signe que quelque chose n’allait pas du tout.