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« Papa, cette serveuse ressemble tellement à Maman ! » chuchota la petite fille, les yeux écarquillés d’émerveillement en pointant du doigt de l’autre côté du restaurant.
« Tu dois faire tes valises », m’a-t-elle dit.
J’ai cru à une blague. Puis j’ai vu ses mains trembler. Ce n’était pas une crise passagère. C’était quelque chose de préparé. Répété. Redouté.
Elle m’a rappelé une phrase que je lui avais dite toute sa vie : à 18 ans, tu pourras choisir. Et soudain, ces mots me revenaient comme un boomerang.
Ce jour-là, elle n’était pas seule. Derrière elle se tenait Thomas. Son père biologique. Celui que Camille croyait disparu. Celui que je pensais absent par choix.